Violences lors du meeting à Yopougon Le FPI exige une enquête

Publié le par patricknguessan

adn CNRDLa direction de la jeunesse du Front populaire ivoirien (Fpi) a réuni, le  samedi 28 janvier, la presse,  au siège du Cnrd, à Abidjan. Une conférence de presse une semaine après le meeting organisé par le Fpi, à Yopougon, où soixante-huit personnes ont été blessées et un militant tué. Le président Alassane Ouattara avait alors annoncé qu'une enquête serait menée sur ces violences attribuées par de nombreux témoins à ses partisans. Justin Koua, le  secrétaire général par intérim de la jeunesse du Front populaire, a exigé, non seulement la mise en place d'une commission d'enquête, mais la publication de ses membres, afin de savoir si celle-ci sera crédible. « Nous exigeons la mise en place d’une commission d’enquête et la publication des noms des membres, dans  deux semaines. Sinon, nous allons nous fait entendre. Nous voulons savoir qui attaque à nos meetings et pourquoi», s’est offusqué  M. Koua.  Avant d’ajouter que son parti et lui lutteront, de façon démocratique, pour « une Côte d’Ivoire nouvelle. Nous appelons tous nos militants au calme», a-t-il ajouté. Au cours de cette rencontre avec les journalistes, le leader de la Jfpi a demandé à l’Etat de démanteler l’armée de réserve  qui, selon lui, dispose de plus d’armes que l’armée régulière. A en croire le ministre délégué à la Défense, la Côte d’Ivoire a une  armée de réserve  de 40.000 éléments. Mais, d’autres sources avancent plus de 60.000 réservistes. Pour Justin Koua, la Côte d’Ivoire n’a pas besoin d’une telle armée, qui s’apparente à une milice. Poursuivant ses propos, le secrétaire général par intérim de la Jfpi a commenté l’actualité politique, notamment la récente visite d’Etat effectuée par le président de la République, Alassane Ouattara, en France. Rappelons que Le samedi 21 janvier dernier, le Fpi devait faire sa rentrée politique à l’occasion d’un rassemblement à la place Ficgayo de Yopougon. Mais, ce rassemblement  a été attaqué par des personnes proches du Rdr selon des témoins.  Des meetings organisés par le Fpi à Koumassi, Bonoua et Port-Bouët ont été émaillés d’incidents. Le porte-parole du gouvernement,  Bruno Koné Nabagné, a promis l’ouverture d’une enquête qui ferait la lumière  sur ces attaques.
Patrick N’GUESSAN                  

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