Opposition ivoirienne / Les attentes du président Ouattara

Publié le par patricknguessan

Le président de la République, Alassane Ouattara, a accordé le vendredi 29 mars, sa première interview aux médias d’état ivoiriens (Rti1 et Fraternité Matin). Alassane Ouattara a décliné sa vision pour la reconstruction de la Côte d’Ivoire. Il a  aussi présenté  ses attentes à l’endroit de l’opposition ivoirienne pour construire un Etat démocratique et fort.

« Je suis prêt à aller le plus loin possible. Je l’ai déjà démontré », a déclaré le Chef de l’Etat ivoirien, quant à l’ouverture d’un dialogue politique avec son opposition. Toutefois, il a indiqué que lors de la formation de son premier gouvernement en juin dernier, il avait tendu la main à l’opposition pour entrer au gouvernement. « Ils ont dit oui, ils ont dit non. Ils ont hésité, après ils ne sont pas venus », a renchéri le président Ouattara. Cependant, il s’est dit ouvert à tout dialogue, mais pas avec des conditions. «Ils ne doivent pas poser des conditions. Ca, je n’accepterai pas. Moi, je n’en pose pas. Pourquoi ils poseraient des conditions, alors que c’est eux qui ont conduit le pays dans la situation dans laquelle il se trouve », soutient-il. Poursuivant ses propos, le président Ouattara s’est dit ouvert : « il faut que tous les fils de Côte d’Ivoire se retrouvent. C’est dans l’intérêt supérieur du pays. Que tous les fils de ce pays contribuent à son essor », a indiqué le président Ouattara. Avant de lancer  un appel à l’opposition en ces termes : « la Côte d’Ivoire va rebondir. Le train va partir à 120 à l’heure. S’ils ne le prennent pas… ». En toute humilité, le président Ouattara a demandé pardon à ses concitoyens. Ce geste hautement symbolique, mais aussi historique est un véritable appel de pied à tous les Ivoiriens, notamment l’opposition regroupée au sein du Congrès national pour la résistance et la démocratie (Cnrd) qui, pendant dix ans, ont géré le pays. Et à la fin de leur mandat, le pays a connu une guerre civile qui a occasionné plus de 3000 morts. L’opposition aujourd’hui, hier au pouvoir, doit reconnaitre son erreur et faire amende honorable pour aller à la réconciliation. Demander pardon publiquement aux Ivoiriens. «Faisons preuve d’humilité, demandons pardon. Disons que la réconciliation est quelque chose que nous devons obtenir à tout prix. Et que nous devons nous prendre la main dans la main. Nous devons nous dire que nous avons un rêve pour notre pays. Je crois qu’il faut rêver pour réussir», a précisé le chef de l’Etat ivoirien. Tout en déclinant son slogan qui est RTI (Rassemblement, travail, initiative). Par ailleurs, il a reconnu que la parenthèse de la crise postélectorale a été douloureuse. A l’en croire, il est temps maintenant de tourner la page. «Si on veut se réconcilier, on ne revient pas sur le passé. On va de l’avant. Et il faut qu’ils aillent de l’avant», a conseillé Alassane Ouattara. 

PATRICK N’GUESSAN

 

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