Législatives en Côte d’Ivoire: Ouattara et Bédié ont “convenu qu’il serait bon que le Fpi participe“

Publié le par patricknguessan

Alassane Ouattara et son allié politique Henri Konan Bédié ont “convenu qu’il serait bon“ que le parti de l’ex-président déchu Laurent Gbagbo “participe“ aux élections législatives du 11 décembre, a dit le président ivoirien lundi, à quelques heures de la clôture du dépôt des candidatures.

“Nous sommes convenus qu’il serait bon que le FPI (Front populaire ivoirien, ex-parti au pouvoir) participe à cette compétition, car c’est la démocratie et un parlement où les grands partis seraient représentés serait une bonne chose“, a déclaré M. Ouattara, après une rencontre M. Bédié. Pendant une heure et demie, Alassane Ouattara s’est entretenu avec son principal allié, l’ancien président Henri Konan Bédié, au domicile de ce dernier à Abidjan. “Nous avons parlé de la situation politique et notamment des élections législatives“, a dit M. Ouattara, réitérant son souhait de voir le Front populaire (FPI) de M. Gbagbo de prendre part aux législatives, dont il annonce son boycott. Pour satisfaire aux exigences de recomposition de la commission électorale (CEI), contrôlée par ses partisans et jugée “monocolore“ par le FPI, il a créé, par décret, un poste de vice-président et promis, à la veille du clôture du dépôt de candidatures, “tout faire“ pour convaincre le parti à prendre part au scrutin, laissant croire à travers la presse locale à l’idée d’un report, demandé par le camp Gbagbo. Mais “ces élections doivent se tenir le 11 décembre, c’est impératif pour la bonne marche de la démocratie et pour que nous en ayons fini avec la mise en place des institutions“, a indiqué M. Ouattara.A l’issue de deux reports, la date-butoir de dépôt des candidatures est fixée à lundi minuit (heure locale et GMT). Les législatives ivoiriennes, les premières depuis 2000, interviennent huit mois après l’arrestation de Laurent Gbagbo le 11 avril par les forces d’Alassane Ouattara aidées par l’armée française et les casques bleus de l’ONU, mettant fin à quatre mois d’une violente crise postélectorale née de la proclamation controversée des résultats de la présidentielle de novembre 2010 et qui a fait 3.000 morts entre les partisans des deux rivaux qui ont tous deux revendiqué la victoire.Lors d’un meeting dimanche à Abidjan, animé par plusieurs de ses cadres actuels, le Fpi a appelé Alassane Ouattara à libérer Gbagbo “et le reste suivra“

Publié dans POLITIQUE

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