Gels avoirs pro-Gbagbo: La coopération du Burkina Faso a été sollicitée

Publié le par patricknguessan

laurent-GbagboLe ministre burkinabé délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération régionale, Vincent Zakané, a indiqué jeudi à Ouagadougou que "la coopération du Burkina Faso a été sollicitée" dans le gel des avoirs des dignitaires du régime de Laurent Gbagbo, ex-président ivoirien déchu, soulignant que la requête poursuivait son cours, lors d’un point de presse du gouvernement.

Ce point de presse gouvernemental sur la coopération ivoiro-burkinabé, intervient à la veille d’un Conseil des ministres conjoints des deux pays, prévu vendredi dans la capitale burkinabé en vue de tisser une nouvelle toile d’amitié et de relations bilatérales réussies.M. Zakané a relevé que la situation en Côte d’Ivoire avait changé et "beaucoup évolué", contrairement à la période de crise où "il y a eu des exactions, des abus" à l’égard des étrangers, tout en faisant observer que les ressortissants burkinabè "ne sont pas victimes de ces grandes exactions" comme dans le passé.  Le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Djibril Bassolé, a fait savoir que ce traité de coopération entre les deux pays devrait améliorer le volume des échanges commerciaux, renforcer l’axe Abidjan-Ouagadougou via la construction d’une autoroute selon les accords signés le 29 juillet 2008 dans la capitale burkinabé. Le patron de la diplomatie burkinabé, Djibril Bassolé, a estimé qu’un leadership clairvoyant devrait permettre à cette coopération d’aller vers une intégration harmonieuse des deux Etats, invitant les ressortissants de la diaspora à se conformer aux lois des pays d’accueil. II s’agira au cours de cette rencontre bilatérale d’examiner les questions foncières, le problème des retraités burkinabè en Côte d’Ivoire évoqué dans le traité de coopération de 2008. "Et que la justice soit faite pour tous (afin de) parvenir à une réconciliation", a-t-il dit. "Ce Conseil des ministres est l’un des rares cas au monde. Nous avons bon espoir qu’il portera ses fruits", a laissé entendre M. Bassolé. II devrait également permettre l’amélioration des capacités de production du Burkina Faso en matière d’énergie, renforcer le dispositif de sécurité et la libre circulation des biens et des personnes entre les deux pays.

 

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