Fraternité Matin : Pourquoi ce journal financé avec des fonds publics doit-il disparaître ?

Publié le par patricknguessan

Est-il normal que dans un pays à économie libérale, le gouvernement utilise des fonds publics du contribuable pour financer un journal qui est en concurrence  avec les journaux privés qui paraissent dans le pays ?

Nous pensons légitimement que le journal gouvernemental, Frat-mat doit disparaître. L’argument selon lequel il a été utilisé par les régime précédent ne tient par la route, car les mauvaises pratiques doivent simplement disparaître, même si celles-ci se sont installées comme des coutumes. Fraternité Matin doit être privatisé à moins que le pouvoir veuille maintenir à son service une armée de propagandistes pour son compte, mais avec l’avantage que ceux-ci  soient payés au frais du contribuable.

A ce jour l’ information gouvernementale ne doit plus se faire par le biais d’un journal public ; chaque ministère doit avoir son site internet et un bulletin pour ses publications.

Frat-mat est un héritage du parti unique qui doit disparaître, à l’ère de la modernité et du libéralisme que nous amorçons. Si le gouvernement refuse de faire disparaître le groupe fraternité matin, alors il doit financer les autres organes de presse avec les mêmes moyens, car ils jouent tous le même rôle social.

Il n’est pas question que frat-mat s’offre des outils de travail neufs qui sont payés avec l’argent du contribuable ivoirien, au moment où pour pouvoir survivre les autres journaux,  sont obligés de faire des quêtes qui ressemblent à des opérations de mendicités à l’ échelle nationale.

Le changement impose la transparence, le président ADO qui revendique le libéralisme et qui souhaite privatiser les les banques publiques devrait commencer par s’attaquer à ce chantier d’injustice économique qu’est le cas Frat-mat qui fausse en toute objectivité la libre concurrence dans le monde des entreprises d’édition d’information.

Une contribution de Adou Basile

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