Election législatives partielles sous forte surveillance militaire à Bonon

Publié le par patricknguessan

 Le scrutin législatif partiel se déroule "dans le calme" mais sous haute surveillance militaire à Bonon, ouest ivoirien, où la fin des campagnes a été marquée par des violences, selon une source proche de la Commission électorale indépendante (Cei) locale.

"Le scrutin se déroule dans le calme". Mais les populations "ont été tellement terrorisées qu’elles ont eu peur de sortir. L’affluence est faible. Et il y a beaucoup de force de l’ordre", a déclaré à ALERTE INFO un membre de la Cei locale joint par téléphone. Cette faible affluence est liée aux événements de vendredi, a-t-il indiqué. Huit (8) militants du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, proche du pouvoir), dont le président de sa jeunesse (JPDCI) Bertin Konan Kouadio, dit KKB, avaient été blessés vendredi, lors d’une agression à Bonon, ville à plus de 400 km d’Abidjan, à l’issue d’un meeting de clôture. Des Ivoiriens ont repris dimanche le vote dans 12 circonscriptions électorales sur 255, après l’annulation du scrutin législatif du 11 décembre 2011 dans ces régions par une décision du Conseil constitutionnel, qui annulait par conséquent l’élection de Yacouba Koné, candidat du Rassemblement des républicains (Rdr, au pouvoir) à Bonon. Lors du scrutin du 11 décembre 2011, à Bonon, des individus armés avaient emporté les urnes des centres de vote de Zézékro, Alangbakro, Kramokro, Gbangbokouadiokro et Djahakro.  Dans la circonscription de Fresco (sud ouest), Maurice Guikahué, cadre du Pdci est accusé de "battre campagne" dimanche, par le camp du ministre Alain Lobognon, candidat indépendant, qui dit avoir saisi la Cei centrale. Joint au téléphone, M. Guikahué a réagi: "Je ne bats pas campagne. On ne bat compagne dimanche. Je suis superviseur général de la candidate Ayéri Simone et je tourne dans les bureaux de vote".

 

Publié dans POLITIQUE

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