Deuxième visite à Gbagbo/ Miaka refoulé par la Cpi

Publié le par patricknguessan

Le président du Front populaire ivoirien(Fpi), Sylvain Miaka Oureto, ne verra certainement plus son mentor, avant son retour à Abidjan prévu pour le 22 février 2012. Sauf changement de calendrier. En effet, depuis le mercredi 15 février dernier, il a introduit une nouvelle demande de visite auprès de la Cour pénale internationale(Cpi) en vue de rencontrer l’ex-président Laurent Gbagbo. Après sa visite du 6 février, selon des sources, il a été mis en mission par le Laurent Gbagbo. Malheureusement, cette demande ne connaîtra pas une suite favorable, au motif que la Cpi aurait pris de nouvelles dispositions en ce qui concerne désormais les visites aux prisonniers. Pour en savoir davantage, le président du Fpi va se mettre en rapport avec l’avocat en titre de Gbagbo, Me Emmanuel  Altit. Celui-ci semble être bien au parfum, non seulement de la requête de Miaka, mais aussi de la réponse de la Cour. «Je suis actuellement à La Haye ; je suis au courant du problème, je vous expliquerai dès que j’arrive à Paris le dimanche 19 février », a rassuré Me Altit. Dimanche 19 février 2012, il était 19h15mn lorsque, devant le silence de Me Altit qui avait pourtant promis rappeler le président du Fpi  Miaka Ouretto, celui-ci a pris la responsabilité de joindre l’avocat au téléphone, mais en vain. S’ensuivront Sms et autres messages vocaux. Pourquoi ce mutisme de l’avocat qui, lors de sa première rencontre avec le président du parti, semblait être disponible ? En tout cas, si rien n’est fait dans les heures qui suivent, Miaka Ouretto ne rencontrera pas Laurent Gbagbo. Selon nos sources, le président du Fpi est victime de la guerre des clans au sein de l’ex-majorité présidentielle. Le groupe des exilés Fpi n’aurait pas apprécié les déclarations de Miaka Ouretto. Après sa visite à l’ex-chef de l’Etat, le président du Fpi avait déclaré qu’il était le seul  et unique interlocuteur de Laurent Gbagbo. Cette déclaration a déplu à la coordination Fpi composée de  Justin Koné Katina et   Géraldine Odohouri, conseillère juridique de Gbagbo. C’est Mme Odohouri  qui sert d’interface entre les conseils de Gbagbo et la communauté ivoirienne. Il n’est donc pas, une fois encore, surprenant que bien que présente en Europe depuis le 14 février 2012, Géraldine Odohouri reste muette, si elle ne manœuvre pas en coulisse, avec l’accord de Koné Katina (tous les deux étant exilés au Ghana), pour faire échouer la prochaine visite au président Gbagbo de Miaka Oureto. Katina Koné, le monsieur porte-parole du prisonnier Gbagbo, digère mal « l’intrusion » du président du conseil général de Soubré dans « leur affaire ».

PATRICK N’GUESSAN

adn CNRD

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