Côte d’Ivoire : La violation des textes oppose le FPI à Mamadou Koulibaly

Publié le par patricknguessan

 

La fracture se prononce davantage entre le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire et le Front populaire ivoirien, le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo dont il assumait la 3è vice-présidence puis la présidence par intérim, après la crise post-électorale intervenue dans ce pays entre le 28 novembre et le 11 avril.

 

Le président de l’Assemblée nationale démissionnaire du parti de son ‘’ami ‘’ et ancien président de la République ivoirienne, s’oppose selon ses propres termes à la « violation » des textes fondamentaux de l’institution qu’il dirige depuis la prise du pouvoir par Laurent Gbagbo, en octobre 2000.

Pour M. Mamadou Koulibaly tant qu’il « lutte contre » le gouvernement de son pays pour qu’il « reconnaisse » le parlement ivoirien, il n’y a pas de raison que ses ancien camarades du FPI occasionnent une transgression de loi portant tenue et ouverture des sessions ordinaires de l’institution.

Mercredi à Abidjan, le groupe parlementaire FPI a effectué le déplacement au parlement dans l’espoir d’y participer à l’ouverture de la 2ème session ordinaire de l’Assemblée, la première n’ayant pas été ouverte en avril à cause des combats armés occasionnés par la contestation des résultats électoraux.

Mais le FPI, qui était pratiquement seul, à se rendre à l’hémicycle n’a pas pu accéder à l’enceinte, puisqu’elle était fermée. Les députés FPI ont alors accusé Mamadou Koulibaly d’avoir donné des instructions à l’effet de tenir les portes closes jusqu’à nouvel ordre.

La première vice-présidente de l’Assemblée nationale Marthe Agoh Amon elle-même du FPI a accusé le président du Parlement de « bloquer » le fonctionnement de l’institution. D’où la grosse colère des partisans de Laurent Gbagbo contre celui qui fut le fusil d’épaule du parti mais qui est installé depuis le 11 août à son propre compte, à la tête de Liberté pour la Démocratie et la République (LIDER), son parti.

Le nouveau pouvoir ivoirien a décidé de la « suspension » de l’Assemblée nationale, des salaires des députés. Des élections législatives sont prévues en Côte d’Ivoire le 11 décembre pour lesquelles un nouveau découpage électoral a été décrété et rendu public.

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