Côte d’Ivoire Alassane Ouattara : « Je vais tenir mes promesses »

Publié le par patricknguessan

Un an après son arrivée au pouvoir en Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara était ce dimanche matin l'invité de la radio internationale du service public français. Sur Rfi Alassane Ouattara a tenté en direct depuis Abidjan ce dimanche matin de défendre son bilan tout en reconnaissant que la situation n'était pas simple. "Je peux comprendre l'impatience des ivoiriens mais je tiendrais mes promesses, vous verrez d'ici 2013, 2014, les ivoiriens vivront dans de meilleurs conditions" tels furent les mots du président ivoirien interrogé sur les retards constatés au niveau des promesses de croissance et d'emploi et tentant avec l'évocation des chantiers en cours de rassurer l'opinion. Sur la cherté de la vie et le panier de la ménagère éprouvé, Ouattara à indiqué: "J'aimerai que ce soit hier, nous prenons des mesures, ceci prend un peu de temps, je suis un économistee j'ai les réponses, j'ai été élu pour cinq ans et nous n'attendrons pas les cinq ans pour réussir, je souhaite faire les choses de manière rationnelle". Revenant sur les événements du 11 avril 2011, qualifié d'avoir été installé par la France de Nicolas Sarkosy, le numéro un ivoirien s'est défendu de cette, selon lui, pure allégation. "Je n'ai pas été installé par la France, la France a accompagné les nations unies" a indiqué Alassane Ouattara ajoutant "La France a fait sa part, je n'irai pas à Paris pour demander une aide quelconque" avant de conclure sur le sujet de toutes les polémique du côté d'Abidjan notamment avec son étrange présence à l'Elysée au lendemain de la défaite de Sarkozy : "Si ça va bien en France c'est tant mieux car ça ira mieux pour la Côte d'Ivoire, la France est le premier partenaire économique de la Côte d'Ivoire, je souhaite bonne chance à François Hollande, je ne veux pas me mêler de la politique française". Après les inquiétudes sur l'économie et les questions relatives à l'ancienne puissance coloniale, la sécurité dans pays a été abordée. Pour Ouattara, tout va mieux et ce dernier se veut une fois de plus optimiste même sur l'intégration et le désarmement des Frci. "La sécurité s'est bien améliorée, les indices sont passés de 4 à 1 au est au niveau de la Tunisie, la Bad revient, les ambassadeurs reviennent" a répondu le chef d'Etat, ministre de la défense ajoutant :"Je ne veux pas qu'il y ait une quelconque angoisse des mes concitoyens c'est pour ça que j'ai pris moi même le poste de la défense... Nous avons intégré une dizaine de millier, le reste est à démobiliser, j'y travaille c'est un problème important" .Alassane Ouattara ne pouvait être interrogé sans passé par la case Gbagbo. Sur l'épineux sujet Ouattara a réitéré son esprit d'une justice équitable tout en réaffirmant sa position radicale sur l'ancien président ivoirien. "L'ancien président est à la place qu'il mérite, il est jugé à la Haye car jugé ici cela aurait donné le sentiment que la justice n'aurait pas été équitable, il a été le chef des armées et l'armée a tué plus de 3000 personnes, je ne suis pas le juge". Sur la crispation au niveau du climat politique local, Ouattara a expliqué qu'il avait tenté l'ouverture et l'apaisement mais que sans acceptation du camp de l'ex président, il ne peut retarder son travail. "J'ai reçu pendant plus d'une heure Mamadou Koulibaly, il n'a pas accepté, j'ai encouragé à participer aux élections législatives le Fpi, ils n'ont pas accepté, moi je continu". Autre sujet polémique, les "rattrapages ethniques" abordé lors d'un voyage en France au micro d'un journaliste. " Je pense que c'est une fausse querelle, regardez le gouvernement, prenez les grandes institution de l'Etat vous verrez qu'il y a un fort équilibre nord et sud" a justifié le président ivoirien en ajoutant: "ce sont des mots qui sont creux, il n'y a rien à rattraper il faut nommer les gens qui sont compétents, la Côte d'Ivoire a été divisé mais le message de réconciliation doit venir d'abord du chef de l'Etat, nous devons nous réconcilier en Côte d'Ivoire, les ivoiriens ne peuvent pas rester divisés sur de fausses considérations" Sur le sujet de l'impunité dans son camp suite aux exactions survenues lors de la crise post électorales et dénoncées par l'Onu et un grand nombre d'associations et d'Ong, Alassane Ouattara a remis le couvercle de sa confiance en la justice tout en sous entendant une certaine lenteur de la justice dans le traitement des dossiers. "Les africains doivent apprendre à créer des Etats de droit, la justice le fera à son rythme et les résultats seront rendus publiques". Pour finir, la situation au Mali a été abordée, le président de la Cedeao a constaté l'immoralité de l'ex junte face aux maux du peuple. "C'est honteux ce qui se passe au Mali, je confesse que je sois malheureux de voir ce qui se passe au Mali, les maliens doivent se ressaisir et les maliens doivent plus penser à eux qu'aux porte-feuille ministériels" a indiqué Alassane Ouattara en ajoutant : "Cette région est entrain de devenir un nid de terroriste, ce n'est pas acceptable.. J'ai œuvré à suspendre l'embargo car je souffrais pour les maliens, les chefs d'Etat ont dit que prenais une décision unilatérale"

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