Assemblée nationale

Publié le par patricknguessan

agoh-mathe.JPGLa vice-présidente de l’Assemblée nationale ide Côte d’Ivoire, Marthe Agoh, a affirmé n’avoir "aucun grief contre le gouvernement" et dénoncé "un coup de force" du président de l’Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly "qui ne fait pas son travail", dans une déclaration lue hier mercredi 05 septembre devant la presse.  Entourée de près de 60 députés de cette formation politique, elle a accusé Mamadou Koulibaly, anciennement président par intérim du parti d’avoir "donné l’ordre de fermer" l’hémicycle.  Les députés du Front populaire ivoirien  ont souhaité ouvrir la deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale en dépit de l’opposition du président de l’institution, Mamadou Koulibaly, qui déplore la procédure d’ouverture. Selon un proche collaborateur du président de l’Assemblée nationale, il désapprouve la procédure et l’attitude des députés Fpi, estimant qu’une telle décision résulte d’une réunion de la conférence des présidents et suit une procédure bien précise de l’Assemblée nationale, pour être portée à la connaissance des députés et de l’ensemble des Ivoiriens. Les députés Fpi rejettent cette assertion et pensent que l’ouverture de cette seconde session s’inscrit dans l’ordre normal du fonctionnement de l’Assemblée nationale. « La réunion préparatoire n’est pas obligatoire. L’ouverture est impérative. On peut ouvrir, puis faire  ensuite des réunions »,  a plaidé Mme Agoh. Une situation qui s’apparente à un bras de fer engagé avec le pouvoir en place qui ne reconnaît pas la deuxième institution du pays dans sa forme actuelle. ‘‘Si le président de la République dit que l’Assemblée nationale est suspendue, ça, c’est un fait, mais s’il prend un décret ou une ordonnance pour le signifier, nous nous plierons à cette décision’’, a fait remarquer le député Charles Guipié Yoro, ajoutant toutefois que leur acte n’est aucunement un acte de défi de l’autorité de l’Etat. Cette session, qui s’est ouverte, a été présidée par la première vice-présidente de l’Assemblée nationale, Mme Agoh Marthe à l’absence du président de l’institution, Mamadou Koulibaly. Le président de la République, Alassane a mis fin au mandat de la neuvième législature de 2001 à 2010. De retour des Etats-Unis, le Chef de l’Etat a déclaré que le mandat des députés est terminé depuis décembre 2005. En attendant la mise en place d’une nouvelle institution plus forte. Mais, cette décision du président Ouattara a été contestée par le président Mamadou Koulibaly. Il  s’est insurgé contre cet acte dans une déclaration.

Patrick N’Guessan

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