Affaire « un pénis retrouvé dans un repas » La mère de la vendeuse explique

Publié le par patricknguessan

°Des clients témoignent

°La vendeuse déférée aujourd’hui

 

 

L’affaire relative à une jeune fille ayant découvert un sexe humain dans sa soupe vient de connaître un rebondissement avec l’annonce faite par le commissaire Diakité de faire déferrer la restauratrice nommée Ouattara Asseitou au parquet aujourd’hui. Pour en savoir plus, dans la journée d’hier, nous sommes rendus au domicile de ladite restauratrice situé à Williasmsville, Macaci-Vietnam, un sous-quartier précaire dont les maisons sont faites de baraquements. C’est dans une cour commune qu’habite Asseitou. A notre arrivée au domicile de la jeune fille, sa mère, une vieille femme abron ressortissante de Bondouko, a refusé de parler. « Je ne veux pas parler à vous les journalistes », a prétexté la vieille femme de teint clair. Nous avons eu du mal à la convaincre. « Ma fille n’a jamais mis quelque chose dans les repas qu’elle vend, sinon, elle n’allait pas avoir une condition de vie difficile et vivre ici, dans une baraque sans fenêtre », s’est justifiée la sexagénaire. La sœur d’Asseitou qui n’a pas voulu décliner son identité est du même avis. Plus loin, sur le lieu situé à côté du lycée Williamsville où la mise en cause vend, les versions des témoignages recueillis sont presque identiques. Pour sa part, Modibo, le voisin de la cour qui dit être un ouvrier a manifesté son étonnement que l’on accuse sa voisine de tels faits. « C’est faux », jurera-t-il, la main sur le cœur. Quant à Robert Kouamé, le chef du quartier, il est formel : « Asseitou a l’habitude de vendre la nourriture ici. Je sais une chose, c’est qu’elle fait des palabres avec la fille qui vient de l’accuser depuis longtemps. Le mercredi dernier, cette fille est venue acheter le placali (mets local) ici, et c’est vers 17h qu’elle est revenue avec un marabout et d’autres filles pour se jeter sur la vendeuse et la battre ». Le lieu de vente qui est en réalité une table de fortune est effectivement renversé, ce qui dénote de l’ampleur de la bastonnade reçue par la vendeuse. Kouamé qui est un marin à la retraite poursuivra son propos. « Je pense que c’est une affaire de jalousie entre jeunes filles. Au niveau du quartier, nous nous sommes cotisés et nous avons eu 60.000 FCFA que nous avons donné à Asseitou pour la soutenir. Nous allons prendre un avocat pour elle. », a-t-il promis.

Un réseau de vente d’organes sévit…

C’est le même son de cloche du côté d’Alex, un client fidèle d’Asseitou qui dit consommer ses repas depuis deux années sans jamais avoir soupçonné le moindre problème. Une source policière au 11 ème arrondissement, à Williasmville, a battu en brèche toutes ces thèses, et soutient que l’organe humain retrouvé dans le repas de la cliente d’Asseitou est bel et bien authentique. Néanmoins, il a ajouté que l’enquête menée auprès du fournisseur d’Asseitou, un boucher qui dit vendre en ce lieu depuis 30 ans, n’a rien révélé. Il a précisé par la suite que la plaignante répondant au prénom de Maza a 24 ans. Au dire du policier qui nous a demandé de nous adresser à sa hiérarchie pour plus d’informations, la mise en cause est en garde à vue au 7éme arrondissement d’Adjamé et elle sera déférée aujourd’hui au parquet.  Pour sa part, le commissaire Diakité du 11ème arrondissement est resté circonspect. Toutefois, il a fait une révélation. « Il ya un réseau de vente d’organes humains entre les morgues et les cimetières qu’il faut démanteler ».   

Patrick N’guessan

 

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