Affaire Mabri Toikeusse/ Vidée de son domicile conjugal Le Chef de l’Etat réintègre l’épouse du ministre *Mme Raymonde Coffie Goudou : «Cette affaire qui ne fait pas honneur à la République

Publié le par patricknguessan

*« C’est l’avocat du ministre Mabri qui a fait exécuter l’acte d’expulsion »

*Mme Mabri : «Mon mari s’est entendu avec le Dg de la Sogepie pour m’expulser»

Vidée de son  domicile conjugal par un exploit d’huissier le vendredi 7 septembre, l’épouse légale et légitime du ministre d’Etat, ministre du Plan et du développement, Albert Mabri Toikeusse l’a réintégré sur ordre du président de la République, Alassane Ouattara.

Une affaire rocambolesque secoue la République. Ce qui pourrait être convenu d’appeler «l’affaire Mabri Toikeusse». Hier, la ministre de l’enfant, la femme et de la famille, Raymonde Coffie Goudou sur instruction du Chef de l’Etat a animé une conférence de presse à sa résidence à Cocody-les Ambassade pour faire la lumière sur cette affaire. Selon Mme Coffie,  le Chef de l’Etat ayant appris cette affaire d’expulsion, a pris la décision de faire réintégrer Mme Kourouma Assita Leticia épouse Mabri dans son domicile conjugal. A en croire  le ministre de l’enfant, de la femme et la femme, «cette affaire ne fait pas honneur à la république». Mme Mabri Toikeusse a réintégré la maison de fonction de son époux en attendant que  le ministre d’Etat qui est en mission regagne la Côte d’Ivoire. Mme Coffie s’est évertuée à expliquer la décision du Président de la République de réintégration  de  l’épouse du ministre d’Etat en ces termes. «Si le Président de la République a intervenu, c’est parce qu’il y eu vice procédure du Directeur général de la Sogepie». En ajoutant que la procédure normale d’expulsion n’a pas été respectée par le Dg de la Sogepie. Selon, Mme Coffie, le ministre de la construction n’a pas été interpellé par le Dg de la Sogepie. «C’est le Directeur général de la Sogepie qui a commis un huissier pour expulser Mme Mabri Toikeusse »,  a révélé Mme Raymond Coffie Goudou. Mme Coffie a dit  également qu’elle n’acceptera pas qu’une femme soit violentée. Quelque soit son bord ou sa classe. «Je n’accepte pas qu’on fasse cela à une femme (...) Si cela arrivait une autre femme, le Président de la République allait prendre la même décision », a-t-elle martelé. Mme Coffie n’a pas pour sa part  apprécié le comportement du Dg de la Sogepie, Bamba Issiaka qui a pris la décision  intuitu personae d’expulser l’épouse de Mme Mabri alors que le  ministre d’Etat était en mission à l’extérieur du pays. «Le président de la République a pris cette décision, en attendant que le ministre d’Etat regagne le pays pour que les problèmes de foyer puissent être réglés entre eux», a-t-elle affirmé. De quel  problème de foyer s’agit-il ? Pourquoi, le directeur général de la Société de gestion du patrimoine de l’Etat (Sogepie), Bamba Issiaka a décidé de vider l’épouse du ministre d’Etat du domicile de fonction ? Mis à l’index, le M. Bamba a régit. Présent au domicile du ministre à Cocody-Ambassades sur instruction du Chef de l’Etat pour faire réaménager Mme Toikeuse.

«C’est l’avocat du ministre Mabri qui a fait exécuter l’acte d’expulsion»

M. Bamba que  a expliqué la procédure d’attribution et d’annulation d’une maison de fonction à un ministre. «Nous  n’étions partie pas prenante pour l’expulsion de l’épouse de Mme Mabri Toikeuse du domicile conjugal. Le ministre d’Etat, nous a envoyé son avocat et son protocole pour nous dire  qui ne veut plus de la maison. C’est une affaire de couple. Nous nous sommes retrouvés au centre d’une affaire de couple. C’est l’avocat de Mabri Toikeusse qui a mené la décision d’expulsion», a dit le directeur général de la Sogepie. Déclarant par ailleurs qu’il n’a pas  informé son ministre de la construction et de l’urbanisation de cette affaire parce que ce dernier était en vacances. «Notre rôle est d’affecter les maisons et de les reprendre. Mais, Nous avons été surpris pas cette décision. Ce n’est pas cette voie par laquelle que nous passions pour récupérer les maisons d’Etat. On ne passe pas par voie d’huissier pour poser un acte d’annulation, puisque ce n’est pas une location. On n’a pas pensé que cette décision d’annulation allait être exécutée de cette façon», s’est-il défendu. Donnant sa part de vérité sur le problème de foyer qui l’oppose à son époux légal et légitime, Mme Kourouma Assita Léticia épouse Mabri a dit que ce dernier avait introduit une action en justice pour un divorce  qui  a été expédiée en mois. Selon Mme Mabri, Le juge Coulibaly Hamed lui a refusé la parole lors de l’audience de conciliation.

 

«Mon mari s’est entendu avec le Dg de la Sogepie pour m’expulser»

 «Le président de la Cour d’appel, Diallo Mohamed a cassé la décision du président du tribunal de première instance prononçant la séparation de corps. Qu’il a jugé excessive parce que cela peut entrainer des conséquences graves.  La procédure de séparation de corps a été suspendue par le président du  premier Instance et suspendue par le juge de la Cour d’appel. Mon mari par des superflues, est allé rencontrer le Dg de la Sogepie avec qui, il s’est entendu pour nous expulser. C’est par voie administrative. Le jeudi 6 septembre, j’ai reçu un avis d’huissier. Le Dg de la Sogepie a pris sur lui la décision de mettre le ministre Albert Mabri Toikeusse dehors. Il lui a donné 24h pour quitter les lieux. Je lui ai dis que le ministre n’habite pas là. Le Dg de la Sogepie s’est attribué cette maison. Il a dit dans la lettre que c’est lui qui devait habiter dans la maison du ministre d’Etat, ministre du plan et du développement», a expliqué Mme Mabri. Pour elle, c’est  bel et bien le ministre d’Etat, ministre du plan et du développement qui a commandité cette expulsion puisque son  garde de corps et son aide de camp, le lieutenant Ouattara étaient tous deux présents au domicile conjugal du couple Mabri. «Le loubard que mon mari entretient depuis dix ans m’a bousculé pour me faire tomber. Les soldats ont braqué une kalachnikov sur le ventre de ma sœur qui est enceinte de huit mois. J’ai eu toujours confiance au président de la République, Alassane Ouattara», a-t-elle déploré. 15 ans de mariage, 20 ans de vie commune avec 5 enfants, selon Mme Toikeusse, son mari n’a pas de contact avec elle depuis 8 mois. «Il refuse de parler avec ses enfants qui sont tous mineurs», a-t-elle déclaré. Indiquant par la suite, qu’elle ne perçoit plus les indemnités  de 300.000 FCFA d’épouse de ministre. Selon Mme Mabri, son époux entretiendrait des relations avec Mme Yaké Solange. Le  ministre de l’enfant, de la femme et la femme a révélé que le ministre d’Etat, ministre du Plan et du développement l’a remercié pour son implication dans cette affaire.

PATRICK N’GUESSAN

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